Moi non plus je n'en peux plus...J'ai meme l'impression que je vais mourir. Un seul "r" à "mourir" parcequ'on ne meurt qu'une fois. Eh ben ça je n'en suis pas sure. Mon écriture est sans point d'exclamation, la preuve que je m'éteins.
Je ne sais pas par quoi commencer, d'abord, je suis malade. Je ne sais pas ce que j'ai... Quoi que. Je suis lasse. Tout tourne dans ma tete de ces derniers mois. La mort de mon Papami. La récente hospitalisation de Luna. Papami c'est Salah, le père que j'ai choisi. Luna c'est ma fille. Tous deux avaient des maux différents mais les ont déclarés au meme moments. L'un un cancer, l'une une malformation congénitale, malformation du canal du cholédoque. L'un est mort de quatre cancers, l'une va bien, meme très bien. Très bien, sauf qu'on lui a enlevé ce petit défaut de ciquante sept millimètres au lieu de trois. Maintenant elle n'est plus comme la plus part des gens : Elle n'a plus de papille qui empeche les bactéries de remonter aux voies biliaires. Risques d'angiocolite, d'occlusion, de sténose. Elle é choppé une salmonelle à la cantoche du centre aéré. Six jours d'hopital. Deux autre fois, avant elle y est allée. Tout cela me fatigue... Mais ce n'est pas vrai, c'est bien plus fort que ça. Elle va bien ma chérie, elle dort et moi je suis pétrie de peur.
Je suis pétrie de peur et j'ai peur que ce soit à vie cette peur dans mon corps. J'ai mal, physiquement. Ai-je choppé cette merdique salmonelle en finissant sa banane à l'hopital? Est-ce un organe dans mon ventre qui me dit que je n'aurais pas du faire des grèves de la fin épisodiques ..? Il faut que je fasse quelques exams demain, lesquels ? Je ne sais pas.
Le père de ma fille c'est Eric, c'est tout. Ca a rarement été fort entre nous très longtemps... Je n'arrive pas à avoir confaiance en lui, en sa fidélité. Il serait peut etre utile de préciser que je l'ai trouvé dans son lit avec un thon plein de sueur, alors qu'il avait rendez- vous avec moi. Mais c'est vrai que c'était son lit. Et combien d'autres épisodes douloureux ? Je n'arrive pas à vivre avec ça durablement. Il est dans son lit, je suis decendue, nous étions séparément blottis dans son lit.
Alors j'écris sur cet ordi, qui ne sera pas mon ami pour autant, si je m'en vais encore une fois. Le problème c'est que si je m'en vais Luna aussi. Alors Je devrais rompre le pseudo équilibre d'une famille, je parle du papa, d'un frère, d'une soeur, demis, et de Lou, et de moi....Et merde! Ca ne doit pas aider mon bide à se sentir mieux. Et ça tourne dans ma tete. Tourne-t-il dans son lit?
" Un livre en vrac" je disais, la réparation me semble bien longue. C'est Salah qui disait que j'étais en réparation, un jour il a dit que j'étais réparée. Il a du se tromper un peu. Ou alors ça a pété. Ca arrive, je pense.
Mon Papami, il me manque tellement! Et paf, un point d'exlamation, mais c'est un cri.
Ta maman est usée ma Loulou, cela se peut-il à trente quatre ans? Ces sept derniers mois ont étés les pires de ma vie. Et poutant je sais à quel point j'ai souffert toutes ces années où mon père s'occupait de moi. Ca parait tellement cru de dire qu'il me violait. Je dois etre fragilisée en ce moment. Pourtant les gens disent que je suis forte. Moi, j'ai mal. Je pense à cet arbre à qui l'on donne des coups de haches. Chut ! Y'a des gens qui ne pense pas un instant qu'il pourrait tomber cet arbre, chut !
J'ai une fille magnifique, fallait pas toucher à elle. Je ne suis pas taillée pour vivre ces angoisses, meme à la hache. Et pourtant il faudra bien que je m'y fasse, mais il faut que je me reformate. Ou que je me mette un tuteur, un truc , quelque chose, où elle tout simplement. Elle qui est ma seule raison d'etre alors vaudrait mieux bien etre !
" Etre ou ne pas etre" j'avais oublié que pendant des années, lorsque je m'endormais, j'aurais voulu qu'il y est un flingue qui m'achève dans mon sommeil. Ca c'était après avoir longtemps rever d'un lit en verre, où la petite fille que j'étais aurais pu tout voir et s'endormir en paix. Putain de vie. Oui, je sais y'a plus malheureux.
En vrac, comme moi, pourtant parfois je pense que je vais très bien... Marie, quand elle disait qu'elle n'en pouvait plus... Je ne suis plus sure de l'avoir profondément comprise.